Jacqueline Gourault, vice-présidente de l'AMF, a remarqué qu'il existait au sein de l'AMF un consensus assez large sur l'esprit des dispositions de la loi concernant les communes et l'intercommunalité. En revanche, de nombreux élus considèrent que l'ordre d'examen des textes de la réforme des collectivités est illogique, puisque la réforme de la taxe professionnelle (TP) sera examinée avant les quatre projets de loi sur les collectivités, le texte sur les compétences étant renvoyé à 2011.
Il paraît ainsi difficile de répartir le nouvel impôt économique local avant même de connaître
la répartition des compétences qu'il permettra de financer.
Par ailleurs, s'il existe un large accord sur la nécessité de remplacer la TP par un nouvel
impôt plus moderne et plus juste, il est regrettable que l'on ait parfois donné l'impression que la
TP, et par conséquent les collectivités territoriales et leurs élus, étaient les seuls responsables
du manque de compétitivité de l'économie française. Il existe, en effet, de nombreuses autres
contraintes qui pèsent sur cette compétitivité, telles les charges sociales ou le respect du droit
du travail.
Elle a également estimé que la sanctuarisation des communes était un aspect positif du texte
proposé, et a indiqué que l'AMF soutenait l'idée d'achever la carte intercommunale et de
rationaliser l'intercommunalité. Elle a cependant estimé que le projet de loi entretenait une
confusion entre achèvement et rationalisation. L'AMF propose donc le 1er janvier 2013, et non 2014,
comme date butoir pour l'achèvement de la carte intercommunale, mais considère que la
rationalisation demande un délai supérieur. En outre, les pouvoirs du préfet en la matière doivent
s'exercer dans la concertation avec les communes.
Concernant l'élection des conseillers communautaires, elle a indiqué que l'AMF était
favorable au fléchage.
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