Sénatoriales 2011 : "c'est une évidence pour moi de me représenter"

Jacqueline Gourault était l'invitée de Pascal Gaultier dans Les matinales de Plus FM, ce lundi 20 juin.

20 juin 2011

  Veille parlementaire

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Au sujet de sa candidature à un second mandat, elle revendique son attachement à son département et son goût pour le travail sénatorial. Elle l'explique ainsi : "c'est une évidence pour moi de me représenter, c'est une chance -d'être sénatrice- quand on aime être au service des autres"

Abordant les élections sénatoriales, elle indique qu'il s'agit d'une élection extrêmement particulière, très personnelle et qui dépasse les clivages. Elle rappelle que c'est l'ensemble du département qui est la circonscription du sénateur.
Elle décrit ensuite son suppléant, Alain Persillet, comme quelqu'un qui connaît très bien les collectivités et qui aime le terrain.

L'élue de Loir-et-Cher a rappelé également le rôle majeur du Sénat dans la vie parlementaire française. Ce dernier est en effet une « assemblée pleine et entière » qui dispose notamment d'un droit d'initiative des lois. Selon elle, avoir deux assemblées est un gage d'une démocratie apaisée, épanouie, c'est un moyen de garantir l'équilibre démocratique, car une assemblée peut rectifier ce que l'autre a fait, notamment si c'est excessif.
Concernant les groupes politiques et les clivages, Jacqueline Gourault affirme que les rapports sont différents de ceux entretenus à l'Assemblée nationale où là, il y a une bipolarisation droite/gauche. Le Sénat est en effet moins clivé et la pratique témoigne d'un fonctionnement beaucoup plus ouvert. La loi de réforme des collectivités territoriales en est un exemple, des voix libres de chaque groupe politique s'étant élevées. Au Sénat, un centre existe vraiment et la majorité présidentielle est beaucoup plus large, car la vie politique française ne peut se traduire par un affrontement de deux blocs artificiels.

Enfin, elle évoque les élections présidentielles de 2012 et son soutien à François Bayrou qui selon elle est « le seul qui a eu une constance dans sa vie politique depuis le début du quinquennat en disant clairement ce qu'il pensait et en s'opposant à ce qu'il trouvait mauvais pour la France ».

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