S'adressant à Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, elle a insisté sur le fait que les agriculteurs font face non seulement à une crise économique, mais aussi à une crise morale, parlant de la désespérance des agriculteurs. S'ils sont lucides sur la mondialisation, ils comprennent moins les exigences qui leurs sont faites par rapport à d'autres agriculteurs européens.
Il y a ainsi en France de trop nombreuses réglementations dont on ne trouve aucun équivalent dans les autres pays européens.D'autre part, les agriculteurs subissent des tracasseries administratives qui sont de plus en plus insupportables, d'autant plus insupportables d'ailleurs qu'il y a la crise économique. Suite à une conversation qu’elle a eu avec un agriculteur de son département, elle a pris comme exemple la réglementation excessive concernant les CIPAN (Couvertures Intermédiaires Pièges A Nitrates). Sans parler des trames vertes et bleues, dont elle entend parler régulièrement en Loir-et-Cher.Par ailleurs, elle a souhaité savoir comment Monsieur Le Maire conçoit la conciliation entre contractualisation et extrême variabilité des prix agricoles.Concernant la méthanisation, elle a relayé auprès du ministre le souhait de beaucoup d'agriculteurs qui demandent un accompagnement plutôt qu'une réglementation : ils souhaitent par exemple qu'on aide aux ouvertures des portes vers les partenaires tels Gaz de France, qui sont peu réceptifs aux projets des agriculteurs.Enfin, Jacqueline Gourault a souhaité insister sur le statut du fermage, qui n'est pas envisagé dans la loi. Il faudrait plus de souplesse, supprimer certains délais de prescriptions trentenaires, qui créent des tensions entre propriétaires ou avec les exploitants, et bloquent certains territoires que certains propriétaires préfèrent ne pas mettre en fermage, sans parler des ventes à de véritables entreprises agricoles étrangères.
Le communiqué de presse sur le site du Sénat