Lors de la 8ème journée des présidents d'Agglomération du mardi 24 mai dernier, organisée par l'Association des communautés de France (AdCF) Jacqueline Gourault est ainsi revenue sur la réforme de l'intercommunalité et sur ses difficultés.
La sénatrice a insisté sur les conséquences des règles de réduction du nombre des vice-présidents
des conseils communautaires. En effet ces dispositions s'appliqueront dès 2012 aux communautés qui
fusionneront, comme la loi le prévoit, entrainant alors des difficultés prévisibles. Car ces règles
auraient évidemment pour conséquence de mettre un terme, plus tôt que prévu, à certains mandats.
Monsieur Philippe Richert, ministre chargé des collectivités territoriales a reconnu que ceci
posait problème. Et s'est dit prêt à soutenir, dans le cadre du projet de loi relatif à l'élection
des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale - dont le Parlement
débattra d'ici à la fin de l'année - un amendement qui permettrait de porter à leur terme les
mandats menacés.
La sénatrice a rappelé également qu'en élaborant les cartes intercommunales, l'Etat et les
élus locaux avaient à définir des "périmètres pertinents". Or selon elle la difficulté de
l'exercice résiderait dans le fait que cette notion serait "à géométrie variable".
Elle a ensuite posé la question suivante : Faut-il nécessairement rattacher une communauté
de communes, qui fonctionne bien, à la communauté d'agglomération voisine, sous prétexte qu'elles
partagent le même bassin de vie? Dans certains cas "tout ne peut se faire d'un coup" et "il faut
des étapes". Il faudrait, autrement dit, procéder par touches successives a-t-elle poursuivi.