Ce texte fait suite à la censure partielle du Conseil Constitutionnel de la loi créant les conseillers territoriaux et fixant le mode de scrutin pour leur élection.
Le Conseil constitutionnel a censuré la loi de réforme des collectivités territoriales dans sa
décision du 9 décembre 2010 en raison de la répartition des conseillers territoriaux jugée
contraire au principe d'égalité des électeurs devant le suffrage.
Le Conseil constitutionnel avait estimé que, dans les six régions où l'écart du quotient
électoral d'un département à la moyenne régionale était supérieur à 20 pour 100 (à savoir la Meuse,
le Cantal, la Haute-Garonne, l'Aude, la Mayenne et la Savoie), l'inégalité de représentation entre
les électeurs était « manifestement excessive ».
Ayant observé que le projet de loi reprenait à l'identique les dispositions adoptées par le
Parlement lors de l'examen de la loi de réforme des collectivités territoriales, sauf dans les six
régions ayant justifié la censure constitutionnelle et sauf en Guadeloupe, M. Jean-Patrick
Courtois, le rapporteur de ce texte pour la commission des lois, a indiqué que les modifications
envisagées par le gouvernement étaient d'une ampleur limitée et ne concernaient que dix
départements. Il a également souligné que le tableau ainsi établi ne laissant subsister aucun écart
de plus de 20 pour 100 entre le quotient électoral d'un département et la moyenne régionale, sauf
dans les départements dotés du « plancher » de quinze conseillers territoriaux : dès lors, il a
considéré que le texte était conforme à la jurisprudence du Conseil constitutionnel.
Ce texte est examiné au Sénat le 7 juin prochain.