Si elle porte le nom de « taxe », elle n'en est pas complètement une, puisque son produit ne sera pas affecté au budget de l'Etat afin de financer des politiques de droit commun.
En revanche, il s’agit bien d’une « majoration » des taxes existantes
sur les combustibles fossiles fixé en fonction du CO
2 rejeté dans l’atmosphère par ledit combustible. Son montant (17€ par tonne
de CO
2) est
progressif, afin d’inciter les consommateurs à adopter des comportements sobres en
carbone. La recette de la taxe carbone a par ailleurs vocation à être
redistribuée aux contribuables, et serait donc neutre pour les finances
publiques.
La difficulté dans le calcul de l’assiette consiste à envisager, pour chaque combustible fossile, quelle part de carbone il contient (puisque même les biocarburants seraient concernés), pour en délimiter en conséquence le taux applicable.
Définition de la tonne de Carbone (mesure de référence à la fixation du montant de la taxe)
On doit le concept « tonne de CO
2 » aux négociations internationales sur les émissions de gaz à effet de serre, et
notamment le protocole de Kyoto (1997).
Par définition, un kg de CO
2 “pèse” 0,2727 kg d’équivalent carbone, et une tonne équivalent
carbone représente environ 535m
3
Pour point de comparaison, 1 tonne de CO 2 représente environ:
Concrètement, la taxe carbone augmenterait de 4,11 centimes d’euro le prix du litre d'essence et de 4,52 centimes d’euro celui du litre de gazole.
La taxe carbone n’a pas vocation à devenir un impôt supplémentaire, dont le produit serait conservé par l’Etat. Il s’agit plutôt d’un impôt de substitution, dans le sens où il est prévu que son produit, estimé à 4,5 milliards d’euros en 2010 sera entièrement reversé, aux ménages et entreprises (afin d’assurer son acceptabilité par le contribuable) :
- 1,9 milliards d’euros seraient reversés aux entreprises sous forme de réduction de la contribution payée par les entreprises au titre de la TP, au prorata du montant payé par elles au titre de la taxe carbone. En « régime de croisière », l’allègement de la pourrait représenter 4,5 milliards d’euros par an pour l’Etat.
- 2,65 milliards d’euros seraient reversés aux ménages forme de déduction d’impôt forfaitaire sur le revenu pour les ménages, opéré lors du paiement du premier tiers prévisionnel, ou de « chèque vert » du même montant pour les ménages non imposables. Le remboursement serait aménagé selon la taille des ménages ainsi que le lieu d’habitation :
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