JACQUELINE GOURAULT INTERVIENT SUR L'EDUCATION
par
mouvementdemocrate
La sénatrice MoDem a tiré le signal d'alarme sur la dégradation de l'Education nationale avec
les réductions d'effectifs et appelé à "une sanctuarisation" des moyens pour préserver "l'avenir de
la Nation".
"Nous sommes face à un double enjeu": celui de "la formation des élèves, avec les
suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2011", et celui de "la formation des maîtres",
dont le récent rapport Jolion a dressé "un constat négatif", a-t-elle résumé.
"On nous annonce 16.000 suppressions de postes et 1.500 suppressions de classes alors qu'on
attend parallèlement 5.000 élèves supplémentaires", souligne-t-elle.
Graves difficultés pour la rentrée 2011
Jacqueline Gourault prédit en conséquence de "graves difficultés" pour la rentrée 2011 avec
"une augmentation d'élèves par classe", "des professeurs malades non remplacés et, en milieu rural,
des suppressions de classes entraînant des fermetures d'écoles".
Rappelant que 50.000 postes ont déjà été supprimés depuis 2007, la sénatrice lance un cri
d'alarme estimant que l'on est arrivé "au bout d'un système" de gestion "comptable" de
l'enseignement en France.
"L'ensemble des réductions de postes (66.000) ne représentent "que 400 millions d'économie".
"C'est trois fois moins que le bouclier fiscal et c'est désuet par rapport à l'enjeu éducatif",
fait-elle valoir.
Mélanger deux formations n'est pas une bonne idée
"On sacrifie ainsi des fondamentaux de l'éducation, comme la maîtrise de la langue, et
chacun sait que lorsqu'on ne forme pas sa jeunesse, c'est l'assurance de dépenses sociales à la
sortie", souligne l'élue centriste.
"Le rapport de Jean-Michel Jolion, sur la "masterisation" (récemment remis à Valérie
Pécresse, ndlr), a par ailleurs montré que mélanger deux formations - la préparation au concours
d'enseignant et le travail de recherche universitaire - n'est pas une bonne idée. Il faudra revenir
sur cette décision", estime-t-elle.
"L'éducation nationale doit être sanctuarisée car c'est l'avenir d'une nation qui est en
jeu", conclut-elle.