Il existe deux grandes catégories de mode de scrutin : le scrutin de liste
proportionnel et le scrutin majoritaire.
Le
scrutin uninominal implique qu’il n’existe qu’un siège par
circonscription. Il ne peut donc s’appliquer que dans le cadre du scrutin majoritaire
En France, celui-ci est traditionnellement à deux tours, la majorité absolue
étant requise pour être élu au premier et la majorité relative au second.
Le mode de scrutin uninominal à deux tours est utilisé actuellement pour les
élections législatives et pour les élections cantonales.
Le
scrutin mixte est le mode d'élection prévu par le projet de loi pour
l’élection des conseillers territoriaux
[1]. Ce scrutin mixte
combinera le scrutin uninominal à un tour et le
scrutin de liste proportionnel. Il prévoit que :
- 80 % des conseillers territoriaux seront élus
au scrutin uninominal à un tour dans chaque canton, le candidat recueillant le
plus grand nombre de suffrages exprimés étant déclaré élu ;
- 20 % des conseillers territoriaux seront élus
au scrutin de liste à un tour dans le cadre départemental. Chaque liste sera
composée alternativement d’un candidat de chaque sexe. La répartition des sièges
s’effectuera à la représentation proportionnelle suivant la règle du plus fort reste en
fonction du nombre de suffrages obtenus par les candidats non élus au mandat de conseiller
territorial dans chaque canton du département et qui se sont rattachés à une liste départementale
lors de leur déclaration de candidature. Les sièges seront attribués d’après l’ordre de
présentation de chaque liste. Nul ne pourra être candidat simultanément dans un canton et sur une
liste.
[1] Article 4 du projet de loi n° 61,
Sénat, 2009-2010
La réforme territoriale au Sénat