Financement et traitement des déchets : qu'est-ce qui change avec l'instauration d'une tarification incitative?

Les collectivités doivent mettre en place une tarification favorisant la réduction des déchets de la part des usagers.

14 octobre 2011

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La taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) ou la redevance d'enlèvement des ordures ménagères (REOM) sont les deux moyens, exclusifs l'un de l'autre, pour une commune ou un groupement de communes de financer la collecte et le traitement des ordures. Avec la loi Grenelle I du 3 aout 2009 les collectivités chargées du traitement des déchets doivent intégrer, dans un délai de 5 ans, "une part variable incitative devant prendre en compte la nature et/ou le volume et/ou le nombre d'enlèvement des déchets".

L'instauration d'une tarification incitative pour la REOM

La différence majeure entre les deux systèmes est que la REOM est liée au service rendu, son montant varie donc déjà en fonction du nombre de personnes au foyer, du volume de sacs ou de bacs remis par l'autorité gestionnaire ou encore selon le poids des déchets apportés à l'occasion d'une pesée embarquée.

Cette part incitative est donc en œuvre depuis 1997 dans le cadre de la REOM.

La difficulté réside alors dans la mesure de la quantité des déchets produits. Plusieurs systèmes existent:

- Le sac payant
- la vignette payante
- le comptage du nombre de bacs
- la pesée du bac
- le volume du bac mis à disposition.

L'instauration d'une tarification incitative pour la TEOM

Dans le cas où la collectivité locale a choisi la TEOM, l'application de cette nouvelle tarification appliquant le principe du pollueur-payeur est plus complexe. C'est pourquoi dans la loi Grenelle II de juillet 2010 les collectivités ayant la compétence collecte et traitement des déchets des ménages peuvent, à titre expérimental, pendant 5 ans, instaurer sur tout ou partie de leur territoire une TEOM composée d'une part variable, calculée en fonction du poids et du volume des déchets. L'habitat et le nombre de résidents pourra aussi être pris en compte.

En savoir + : * Rapport sénatorial "Traitement des ordures ménagères : quels choix après le Grenelle ?" * Le rapport de la cour des comptes