La contribution économique territoriale (CET) [représentant environ 17 milliards de ressources pour les collectivités], remplacerait l’actuelle taxe professionnelle [environ 25 milliards].
Elle est composée de 2 parts distinctes:
[environ 6 milliards], réservée aux communes et EPCI à fiscalité propre, correspondant à l’actuelle part de cotisation de TP basée sur les valeurs locatives foncières.
Tous les redevables de la CLA sont assujettis à une cotisation minimum, dont la base:
- est fixée par le conseil municipal et/ou le conseil communautaire (communauté à CLA unique,
à CLA de zone ou à fiscalité additionnelle)
- et doit être comprise entre 200 et 2.000 euros
A défaut de délibération, le montant de la base minimum est égal à 200 euros.
[environ 11 milliards], calculée en fonction de la
valeur ajoutée des entreprises selon un barème progressif, réservée aux
départements (75 %) et aux régions (25 %) initialement.
L’Assemblée nationale a décidé d’affecter une part de la cotisation
complémentaire au bloc communes-EPCI, représentant 20 % de la totalité de celle-ci, soit environ
2,3 milliards d’euros.
En conséquence, la part affectée aux départements est réduite à 55 %, soit à environ 6
milliards d’euros.
La valeur locative des immobilisations industrielles (évaluées selon la méthode comptable) est diminuée de 15 %.
Sont soumises à la cotisation complémentaire les personnes (physiques ou morales) qui exercent :
- une activité professionnelle non salariée
- et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500.000 euros.
Le taux de la cotisation complémentaire, applicable à la valeur ajoutée produite par
l’entreprise, est progressif ; il varie de :
- de 0,00 % à 0,50 %, pour les entreprises dont le CA est compris entre 500.000 euros et 3
millions d’euros,
- de 0,50 % à 1,40 %, pour les entreprises dont le CA est compris entre 3 et 10 millions
d’euros,
- de 1,40 % à 1,50 %, pour les entreprises dont le CA est compris entre 10 et 50 millions
d’euros.