Quels sont les cas d'exonération possibles de la taxe d'aménagement?

En vertu de l'article L331-7 du code de l'urbanisme, des exonérations pour la nouvelle taxe d'aménagement sont prévues.

19 mai 2011

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La réforme opérée par la loi de finances rectificative 2010, du 22 décembre dernier, vise à simplifier le régime de la fiscalité de l'urbanisme. La taxe d'aménagement (TA) et le versement pour sous-densité (VSD) sont appelés à se substituer aux 8 taxes et 9 participations existantes.

Sont exonérées de la part communale ou intercommunale de la taxe :

-les constructions et aménagements destinés à être affectés à un service public ou d'utilité publique

-les constructions de certains locaux d'habitation d'hébergement

-les exploitations coopératives agricoles, les surfaces de plancher des serres de production, celle des locaux destinés à abriter les récoltes, à héberger les animaux, à ranger et à entretenir le matériel agricole, celles des locaux de production et de stockage des produits à usage agricole, celle des locaux de production, celle des locaux de transformation et de conditionnement des produits provenant de l'exploitation et, dans les centres équestres de loisir, les surfaces de bâtiments affectées aux activités équestres

-les constructions et aménagements réalisés dans les périmètres des opérations d'intérêt national

-les constructions et aménagements réalisés dans les ZAC, lorsque le coût des équipements publics a été mis à la charge des constructeurs ou des aménageurs

-les constructions et aménagements réalisés dans les périmètres délimités par une convention de projet urbain partenarial, dans les limites de durée prévues à cette convention

-les aménagements prescrits par un plan de prévention des risques naturels prévisibles, un plan de prévention des risques technologiques ou un plan de prévention des risques miniers sur des biens construits ou aménagés avant l'approbation de ce plan et mis à la charge des propriétaires ou exploitants de ces biens

-la reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de 10 ans dans certaines conditions, la reconstruction sur d'autres terrains de la même commune ou des communes limitrophes des bâtiments de même nature que les locaux sinistrés, et dont le terrain d'implantation a été reconnu comme extrêmement dangereux et classé inconstructible, pourvu que le contribuable justifie que les indemnités versées en réparation des dommages occasionnés à l'immeuble ne comprennent pas le montant de la taxe d'aménagement normalement exigible sur les reconstructions

-les constructions dont la surface est inférieure ou égale à 5m²

Exonération facultative :

Un système d'exonération facultative est prévu : les organes délibérant des communes ou des EPCI, peuvent, par délibération adoptée avant le 30 novembre, exonérer de la taxe d'aménagement, en tout ou partie :

-certains locaux d'habitation ou d'hébergement

-dans la limite de 50 pour 100 de leur surface, les surfaces de certains locaux à usage d'habitation principale

-certains locaux à usage industriel

-les commerces de détail d'une surface de vente inférieure à 400m²

-les immeubles classés parmi les monuments historiques ou inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques