Réforme de la taxe professionnelle : la synthèse de la commission des finances

6 janvier 2010

  Veille parlementaire

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La disparition de la taxe professionnelle se traduira par un allègement des prélèvements pesant sur la grande majorité des entreprises. En lieu et place de cet impôt créé en 1975, elles acquitteront désormais deux nouvelles cotisations.

► La cotisation foncière des entreprises (CFE)

■ A compter de 2010, la fraction de l’assiette de la taxe professionnelle reposant sur les équipements et bien mobiliers (donc les investissements), soit 80 % environ de l’assiette totale, est supprimée. Les valeurs locatives foncières deviennent l’assiette de la cotisation foncière des entreprises (CFE).
■ A noter trois différences par rapport à la taxe professionnelle : l’activité de location ou de sous-location d’immeubles nus à usage autre que l’habitation est désormais soumise, à compter de 100 000 euros de recettes par an, à la CFE (et à la CVAE) ; les valeurs locatives industrielles feront l’objet d’un abattement de 30 % ; pour les titulaires de bénéfices non commerciaux (BNC), l’assiette « recettes » disparaît mais, en contrepartie, ces entreprises sont assujetties à la CVAE.

► La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE)

■ Assise sur la valeur ajoutée, elle est théoriquement due par toutes les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 152 500 euros. Son taux est fixé à 1,5 %. La valeur ajoutée taxable est plafonnée à 80 % du chiffre d’affaires pour les entreprises de moins de 7,6 millions d’euros de chiffre d’affaires et à 85 % pour les autres.

 

► Les régimes d’exonération 
Toutes les exonérations de taxe professionnelle, de droit ou sur délibération des collectivités territoriales (en particulier les exonérations dans les zonages dits de politique de la ville ou d’aménagement du territoire), sont maintenues et s’appliquent aux deux nouveaux impôts.

► Le plafonnement à 3 % de la valeur ajoutée

La taxe professionnelle était plafonnée à 3,5 % du chiffre d’affaires. La somme des deux nouveaux impôts ne pourra pas représenter plus de 3 % de la valeur ajoutée d’une entreprise.
De manière transitoire, les entreprises pour lesquelles la réforme se traduit par une augmentation de leurs impôts de plus de 10 % bénéficient d’un écrêtement de leurs pertes sur cinq ans.

► L’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER)

Afin d’éviter que certaines grandes entreprises des réseaux d’énergie, de télécommunications et de transports ne deviennent les « très grands gagnants » de la réforme et pour préserver les ressources des collectivités, il a été instauré un impôt différentiel, l’IFER. Il permet en moyenne de maintenir le prélèvement sur ces entreprises au niveau des actuelles recettes de TP.

  

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