Le décret du 9 décembre 2010 a été pris en application de l'article 10 de la loi du 10
février 2000 qui prévoit la suspension partielle du dispositif d'obligation d'achat
lorsque la trajectoire de développement ne correspond plus aux objectifs fixés dans la
programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité.
Or, le premier ministre ayant estimé que la France avait atteint ses objectifs, en matière
de développement des installations photovoltaïques, le Gouvernement a suspendu par décret, pour une
durée de trois mois, l'obligation de conclure un contrat d'achat d'électricité produite
à partir de panneaux photovoltaïques.
Durant la période de suspension, aucune nouvelle demande ne peut être formulée. A
l’issue de la période de suspension, les demandes en cours d’instruction à la date
d’entrée en vigueur du décret devront faire l’objet d’un nouveau dépôt, pour
bénéficier d'un contrat d'obligation d'achat.
Ce décret ne s’applique pas aux projets :
➢ d’une puissance crête inférieure ou égale à 3kW cumulés sur une toiture (sous
réserve de délais de mise en installation)
➢ pour lesquels le producteur a versé au gestionnaire de réseau, avant le 2 décembre
2010, un premier acompte en vue de son raccordement au dit réseau (sous réserve d’une mise en
service de l’installation dans un délai de 18 mois à compter de la date de versement de
l’acompte).
Cette mesure vient s’ajouter aux mesures antérieures visant à « éviter la surchauffe »
du secteur photovoltaïque
En 2010, le Gouvernement a décidé en janvier, puis en septembre, de diminuer les tarifs de
rachat de l’électricité produite à partir de panneaux photovoltaïques, afin de lutter contre
la spéculation, et les effets d’aubaine.
➢ Un arrêté tarifaire, daté du 12 janvier 2010 diminue les tarifs de rachat de
l’électricité produite à partir de panneaux photovoltaïques, mais prévoit des mesures
transitoires dans un arrêté du 16 mars 2010. ➢
A partir du 1er septembre 2010, un arrêté prévoit une nouvelle baisse des tarifs de rachat de
12 pour cent.
En outre, le projet de loi de finances pour 2011 prévoit :
➢ la baisse du crédit d’impôt sur le revenu de 50 pour 100 à 25 pour 100 sur les
investissements dans le matériel photovoltaïque ;
➢ l’abrogation de la réduction d’impôt sur le revenu et de la déduction
pour l’établissement de l’impôt sur les sociétés « des investissements portant sur des
installations de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil » en
outre-mer ;
➢ l’abrogation de la réduction d’impôt dite « Madelin » et de la réduction
d’ISF, des investissements dans des PME produisant de l’électricité d’origine
photovoltaïque
La séance de questions-cribles du mardi 14 décembre a porté sur le thème du photovoltaïque.
L’extrême volatilité de la règlementation applicable en matière d’énergie produite à
partir de panneaux photovoltaïques, entraînant le découragement voir l’abandon de nombreux
projets, a été soulevée.
Note du Groupe Union Centriste