Fait au nom de la mission commune d'information sur l'organisation territoriale du système scolaire et l'évaluation des expérimentations locales en matière d'éducation, il trace les contours d'un nouveau cadre décisionnel et organisationnel au service d'une ambition bien précise : la réussite scolaire dans une société qui a considérablement évolué.
Pour le rapporteur, le sénateur Jean-Claude Carle, il s'agirait de sortir du modèle pyramidal du
système éducatif actuel, et de compétences aujourd'hui exercées séparément (le plus souvent sans
concertation entre les acteurs, qu'ils relèvent de l'État ou des collectivités territoriales), à un
modèle fondé sur des responsabilités partagées dans la complémentarité, sur trois niveaux
d'intervention :
1) au national, la garantie de l'équité
2) au régional, la cohérence stratégique
3) au local, l'action.
Ceci permettrait ainsi d'agir simultanément sur l'école, la famille et leur environnement.
Il s'agirait aussi d'assumer que l'équité en matière scolaire passe par la différenciation
des moyens en fonction des besoins des élèves.
Plusieurs grands axes d'amélioration sont donnés :
-Définir un programme personnalisé de réussite éducative pour notre pays
-Articuler enfin les dimensions politiques, administratives et pédagogiques de l'action
éducative
-Faire des réseaux et des partenariats les deux principes fondateurs d'une nouvelle offre
éducative
-Acter la responsabilité collective des équipes des établissements
-Mieux lutter contre les inégalités scolaires en plaçant l'intérêt général au cœur de
la gestion des ressources humaines